Dévoré par l'ennui, j'enfile mes nouvelles chaussures achetées en solde et m'en vais arpenter le bitume.
La rue est calme, en regardant en l'air, j'aperçois la fille du coupeur de joints qui me salut du haut de sa fenêtre, je fais de même en me promettant de la sauter un jour. J'gratte une cigarette au voisin et poursuis ma route.
Au square, je trouve Rémi en train d'essayer de refourguer de l'herbe de mauvaise qualité à des gamins.
J'l'aime bien Rémi.
Après Nicolas Sarkozy c'est le mec qui me fais le plus marrer, me sortant des trucs du genre « quand j’aurai un CDI, je fonderai une famille » ou « je veux que ma mère soit fière de moi ».
Sacré oeuf dure ce Rémi !
Peu enclin à passer la soirée en GAV, je l'abandonne à son commerce.
En sortant, j'aide une vielle dame à traverser la route, bien sur j'en profite pour lui faire les poches. Rien qu'un billet de dix, de quoi se rafraîchir le gosier.
Au bar je discute avec Jack, un pessimiste qui se sent mal s'il a moins de 2 grammes d'alcool par litre de sang. Depuis que sa guenon l'a quitté, il passe son temps à exposer des théories sur les relations homme-femme, c'est supportable à condition d'avoir deux ou trois verres dans l'nez.
20h10 pétantes à l'horloge Heineken, l'heure de rebrousser chemin et de se chercher une activité pour la nuit qui vous tend les bras.
Au passage clouté, je croise le regard triste de Rémi, assis menotté sur la banquette arrière de la voiture qui me laissait passer.
Le square s'est vidé. Un junky couché sur le banc, un hochet oublié et un ballon prisonnier des ronces servaient de décor au silence.
Arrivé chez moi, mon voisin m'apprend que la fille du coupeur de joints s'est balancé dans le vide.
Simple journée au milieu de nulle part…
La rue est calme, en regardant en l'air, j'aperçois la fille du coupeur de joints qui me salut du haut de sa fenêtre, je fais de même en me promettant de la sauter un jour. J'gratte une cigarette au voisin et poursuis ma route.
Au square, je trouve Rémi en train d'essayer de refourguer de l'herbe de mauvaise qualité à des gamins.
J'l'aime bien Rémi.
Après Nicolas Sarkozy c'est le mec qui me fais le plus marrer, me sortant des trucs du genre « quand j’aurai un CDI, je fonderai une famille » ou « je veux que ma mère soit fière de moi ».
Sacré oeuf dure ce Rémi !
Peu enclin à passer la soirée en GAV, je l'abandonne à son commerce.
En sortant, j'aide une vielle dame à traverser la route, bien sur j'en profite pour lui faire les poches. Rien qu'un billet de dix, de quoi se rafraîchir le gosier.
Au bar je discute avec Jack, un pessimiste qui se sent mal s'il a moins de 2 grammes d'alcool par litre de sang. Depuis que sa guenon l'a quitté, il passe son temps à exposer des théories sur les relations homme-femme, c'est supportable à condition d'avoir deux ou trois verres dans l'nez.
20h10 pétantes à l'horloge Heineken, l'heure de rebrousser chemin et de se chercher une activité pour la nuit qui vous tend les bras.
Au passage clouté, je croise le regard triste de Rémi, assis menotté sur la banquette arrière de la voiture qui me laissait passer.
Le square s'est vidé. Un junky couché sur le banc, un hochet oublié et un ballon prisonnier des ronces servaient de décor au silence.
Arrivé chez moi, mon voisin m'apprend que la fille du coupeur de joints s'est balancé dans le vide.
Simple journée au milieu de nulle part…