Avé Lecteur !

Ce matin m'est arrivé une chose étrange. Venant de me reveillé et occupé à remettre ma tronche en place, une voix presque "divine" à résonner en moi :

" FAIS UN BLOG ! " me disait-elle.

Et comme on m'a toujours appris à obeïr à Dieux, me voila devant mon écran ne sachant quoi écrire.

Bien sûr, je pourais tomber dans la facilité et vous balancer des photos à tout va...
Des photos de moi, de mon cousin Romain, à qui il ne reste qu'une couille, de ma tante Gislaine qui, il y a deux ans à peine, était encore mon oncle Gislain, de mon grand-pere qui se croit encore à l'époque des Bolcheviks...

Mais non.

J'ai lu dans "Le Manuel du Parfait Blogueur" que la premiere des choses à faire était de se présenter.

Alors voilà, je suis le prototype même du raté heureux, insociable, mal-rasé, vivant à l'abri de la lumiere du jour, se couchant à l'heure où vous vous grattez l'cul en attendant le bus...

Mais détrompez-vous, cette vie ne comporte pas que des avantages.

Le plus gros soucis quand on décide de mener une vie pareille, est que la libido en prend un coup, un sacré coup même...
Je n'ai plus touché une fesse féminine depuis belle lurette. Je me surpend même à fantasmer sur les actrices de Plus Belle la Vie, c'est vous dire dans quelle Sahara affectif je me suis fourrée...

"Qu'est-ce que ce trou d'balle va bien pouvoir nous raconter ?" est surrement la question que vous vous posez.
Cela nous fait au moins un point commun...
# Posté le vendredi 15 juin 2007 03:36

Le jour ou j'ai fêté la musique

Voilà plus d'un an qu'elle pourrissait dans ma cave, une vielle Gibson achetée cinq euros aux puces. Tombé dessus par hasard, elle a éveillé en moi de vieux rêves d'adolescent : devenir Rocker le jour de la fête de la musique !

J'ai laissé pousser mes cheveux, ai commandé une veste en cuir aux « Trois Suisses » et ai passé toute la semaine à réviser les accords du générique de « La Petite Maison dans la Prairie ».
J'étais fin prêt.

Le grand soir enfin arrivé, me voilà débarquant sur la ville. J'me suis trouvé une place plutôt pépère en face du « Tati », ça sentait légèrement la pisse de chien mais que voulez-vous ? C'est ça le Rock'n Roll !
J'm'installe et commence à gratter ma machine. J'accompagne le son en lançant des p'tits « fuck la société ! », histoire de me donner un coté rebelle.
Rien à faire, personne ne me regarde, la foule n'a d'yeux que pour le groupe de Péruviens qui joue cinquante mètres à coté. Comment pourrais-je vous décrire ces fichus Péruviens, imaginez les Rolling Stones avec la tenu du bonhomme « Pépito », c'est a peu prêt ça…

De toute la soirée, trois ou quatre personnes avaient posé leurs regard sur moi, dont un journaliste de « Rock’n Folk », son œil s'est illuminé quand il m'a vu, il était littéralement en extase devant moi, hurlant à qui voulait bien l'entendre que j'étais le nouveau Bob Dylan !
J'ai cru un instant que ça y est ! Dieu s'est enfin intéressé à mon cas et m'a envoyé ce messie qui allait faire de moi la star que je mérite d'être mais j'ai vite déchanté, le voyant confondre les Péruviens avec les Beach Boys, j'ai compris que s'était encore un de ceux qu'on avalé une pilule d'exta par inadvertance à un concert de Superbus.

Complètement anéantis par cette désillusion, j'ai décidé de rentré chez moi et d'abandonner la musique à tous jamais.
J'ai brûler la Gibson ainsi que tous mes vêtements en cuir et mes caleçons John Lennon.

J'ai finis devant la télé à boire, m'endormant devant un clip des Pussycat Dolls.
Chienne de vie…
# Posté le samedi 16 juin 2007 08:17
Modifié le jeudi 09 août 2007 14:45

Le jour ou Bruno L. m'a quitté

Avec l'ambiance musicale de ces dernier jours, revient à ma mémoire un souvenir particulier, en effet, je me suis soudain rappelé le jour où Bruno L. m'a annoncé qu’il me quittait mais commençons par le début…

C'est a la fin des années 80 que j'ai rencontré Bruno L, dans un club échangiste de Schiltigheim, on était les deux seuls abrutis à y venir en solo, ça nous a rapproché.
On a très vite tissé des liens, ainsi que des chemises et des pantalons ( comprenne qui pourra ).
Mais ce que nous avions surtout en commun était la passion de la musique agricole, l'idée de former un groupe a très vite germé dans nos esprits.
Nous nous somme baptisé « Les Amis des Vosges », histoire de concurrencer « Les Copains du Jura », le groupe phare du moment de l'époque ( ??? ).
On a commencé par reprendre les standards américains ; Stivie Wonder ; Cat Stevens, etc…
Le succès ne vint que bien plus tard avec une reprise des « Lacs du Connemara » de Michel Sardou. La chanson à fait le tour du monde et nous avec : Fête de la Bière à Munich, Congrès International de la Moissonneuse-Batteuse à Meulin, Foire aux Suchis d'Osaka, etc… Des soirées endiablées, le genre de soirée où tu te réveilles le lendemain matin avec de la moutarde sur les testicules mais tu sais pas pourquoi…

Tous allait bien dans le meilleur des mondes jusqu'à ce fameux matin d'Octobre. Bruno débarque chez moi, l'oeil félin, le cheveux gras avec des restes de Kebab dans la barbe, nul doutes qu'il avait une mauvaise nouvelle à m'annoncer.

« J'suis désolé mais j'te quitte le singe.
- Hein ? Mais… Com…
- Cherche pas, c'est pas toi l'problème, c'est moi ! »

Il finira par m'avoué que c'est pour rejoindre les Gipsy Kings, comprenant que je ne pourrais rien contre la p'tite moustache de Chico, je préféra le laissé s'en aller sans mot dire.

Depuis ce jour, je ne l'ai plus jamais revus, à ce qu'il paraît il aurait remonté un groupe qui s'appellerait « Tokio Hotel ».
# Posté le dimanche 17 juin 2007 13:25
Modifié le jeudi 09 août 2007 14:46

Le jour ou j'ai volé des chaussettes à mains armées

« J'veux des bijoux de chez Pimkie ! »
C'est un soir de St-Valentin que la garce m'a sortis ça ( alors que je venais d'lui offrir une machine à café Senseo l'ingrate ! ).
C'était l'une des dernières membres de la gente féminine à vouloir encore de moi. J'étais au pied du mur. Je devais lui ramener ses cailloux coûte que coûte. Tous mon RMI partis dans les caisses du PMU, je n'avais plus l'choix :

Fallait faire un casse !

J'ai mis mon pote Jimmy au parfum, il était partant. Bien qu'il est été sosie officiel de Patrick Juvet à une époque, ça reste un dur de dur. Je savais que je pouvait compter sur lui.

On a passé la semaine a faire du repérage, on savait tous sur tous : la porte d'entré a été fabriquée à Taiwan ; il y a environ quatre mètres entre l'entré et les cailloux ; Josiane, la patronne, préfère les lingettes aux tampons ; Béatrice, l'apprentis, est fan de Bob l'Eponge et n'a toujours pas réussit à traiter ses problèmes d'hémorroïdes…

Jeudi matin, neuf heure.
On attend l'ouverture et on y va.
Béatrice ouvre ( Josiane ne travaille pas le jeudi matin ).
On met nos masques de Donald et Mickey et on débarque dans le magasin bar de fer a la main. Béatrice n'a pas perdu la face. Nous voyant entrer, elle a sorti un neuf millimètres de je ne sais où… Heureusement, Jimmy à réussi à l'assommer avec une pendule « Titi et Gros Minet » avant que le coup ne parte ( j'vous avais bien dis qu'il me serrait d'une aide précieuse ce Jimmy ). Pris de panique je chope les cailloux ( ce n'est bien plus tard que je m'apercevrai que j'ai pris les chaussettes ) et je file dans la voiture. Jimmy monte, je démarre et on fonce vers le sud pour passer la frontière Mexicaine… heu… rentrer chez nous quoi…

Là, tu te dis que c'est bon, que c'est « in the pocket ». Mais comme toujours a ce moment précis, le détaille auquel tu n'a pas prêter assez d'attention te saute à la gueule.
J'avais complètement oublié l'impact que j'avais sur mon pare-brise ( plus petit qu'une pièce de 2 euro j'vous rassure ) et, en passant près d'une école, je roule sur un enfant et CRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACK !!!
la FIS-SU-RE !

L'effet de surprise me fit donner un coup de volant sur ma droite, on s'est retrouvé dans l'decors en moins d'deux. J'étais horrifié :
Comment ai-je pus faire une chose pareil ?
Comment ai-je pus oublier mon rendez-vous chez Carglass la veille ?

La cavale étais finis, on était là comme deux cons, tête a l’envers, attendant que les flics viennent nous passer les pinces.

J'ai allumé l'autoradio pour patienter, il passait les « Danses Hongroises » de Brahms…



# Posté le lundi 18 juin 2007 20:48
Modifié le jeudi 09 août 2007 14:45

Le jour où j'ai signé mon arrêt de mort

Ça y est ! J'ai signé ! Je serrai esclave par alternance durant les deux prochaines années de ma foutu vie. C'est officiel !
Je vais fabriquer l'engin à bord duquel votre meilleur ami(e), frère, belle-mère ( se serrai bien ça hein ! ) ou je n'sais qui se tuera après une soirée trop arrosée. Ce qui m'étonne c'est que j'ai signé ça comme ça, sans me révolter, sans déféquer sur la secrétaire ni mordre le recruteur, j'ai juste signé, l'air insouciant, comme celui des veaux qu'on emmène à l'abattoir.
Pire, je suis sorti d'là apaisé, limite satisfait, avec le sentiment du devoir accomplis, le même qu'après la branlette du soir.

Ce n'est qu'une fois la nuit venue que les remords ont commencé a me ronger. Cette fichu conscience n'arrêtait pas :
« Alors enflure, tu t'es rangé ?
Tu t'prend pour Verlaine mais t'es qu'un insecte comme les autres ! »

Elle m'a pas lâché la salope. Plus tard, se fut au tour de Karl Marx de faire son apparition dans la chambre.

« C'est vous Maître ?
- Tu me déçois beaucoup le singe.
- Je n'avais pas le choix Maître. Mon frigo est vide depuis des mois, je n'en peux plus…
- Imbécile ! Coluche a crée les « Restos du Cœur » pourquoi à ton avis ? J'ai mis des mois à le convaincre en plus.
- Pardonnez-moi Maître, je me rattraperai.
- Le mal est déjà fait, je suis désolé le singe mais tu ne fais plus partis des nôtres, je t'aimais bien pourtant…
- Non Maître ! Attendez… »

Il se volatilisa. Je me sentais de plus en plus mal : j'avais l'impression que tous les prolétaires du monde m'enfonçaient leurs index dans l'derrière.

Quand soudain…
Réveille en sursaut ! Un bruit de moteur mit fin à mes souffrances, c'était la voisine qui partait travailler…

# Posté le vendredi 22 juin 2007 16:32
Modifié le jeudi 09 août 2007 14:40

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